L'égaline est un mortier fin, autonivelant, appliqué en faible épaisseur sur un support existant pour en corriger la planéité. Versée liquide puis étalée à la lisseuse, elle trouve son niveau seule et durcit en quelques heures.
Son rôle est correctif, jamais porteur. Elle rattrape des défauts de surface de quelques millimètres, elle ne crée pas la couche sur laquelle repose le revêtement.
Ces trois termes désignent en pratique la même famille de produits, et l'usage les emploie souvent l'un pour l'autre. Égaline est un nom déposé devenu courant, comme d'autres marques passées dans le langage du bâtiment.
La distinction utile n'est donc pas entre ces mots, mais entre eux et la chape. Une égaline corrige, une chape constitue. La première se mesure en millimètres, la seconde en centimètres.
De quelques millimètres à environ un centimètre selon les produits. Au-delà, on sort de son domaine d'emploi : le produit devient coûteux au mètre carré et son comportement au retrait n'est plus maîtrisé sur ces épaisseurs.
C'est le point de bascule vers la chape. En dessous de 3 cm en adhérent, on ne parle plus de chape ; au-dessus d'un centimètre, on ne parle plus d'égaline. Entre les deux se trouvent des produits intermédiaires, formulés pour cette plage.
Un support sain, propre, cohésif et non poussiéreux. C'est la condition non négociable, et c'est aussi la cause d'échec la plus fréquente : appliquée sur une surface farineuse ou grasse, l'égaline adhère à une couche qui ne tient pas elle-même et l'ensemble se décolle.
Un primaire adapté au support est presque toujours nécessaire. Sur support fermé ou très lisse, ancien carrelage par exemple, il faut un primaire d'accrochage spécifique et parfois une préparation mécanique.
Non. Une égaline ne reprend pas de charge, elle n'intègre pas d'isolant, elle ne permet ni désolidarisation acoustique ni enrobage d'un plancher chauffant. Elle ne fait que préparer une surface déjà existante.
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En pratique oui, les deux mots désignent la même famille de mortiers correctifs appliqués en faible épaisseur. Égaline vient d'un nom de marque passé dans le langage courant. La vraie distinction à connaître est celle qui les sépare d'une chape : ils corrigent une surface, ils ne constituent pas une couche porteuse.
Quelques heures suffisent généralement pour un passage léger, la faible épaisseur limitant la quantité d'eau à évacuer. Le délai avant la pose du revêtement est en revanche propre à chaque produit et figure sur sa fiche technique. Il ne se déduit pas de celui d'une chape, qui relève d'une autre échelle.
Oui, à condition de traiter la surface. Un carrelage est fermé et non poreux : sans primaire d'accrochage spécifique, l'égaline n'a rien à quoi se lier. Il faut aussi vérifier que le carrelage existant est lui-même solidement collé, car tout carreau sonnant creux emportera l'égaline avec lui.
Sur une chape chauffante déjà coulée et sèche, oui, pour en corriger la surface. En revanche l'égaline ne sert jamais à enrober les tubes : sa faible épaisseur et l'absence de résistance à la flexion l'en empêchent. L'enrobage est le rôle de la chape, et le cycle de mise en chauffe doit être achevé avant toute application.