La conductivité thermique mesure la facilité avec laquelle un matériau laisse passer la chaleur. Elle se note par la lettre grecque lambda et s'exprime en watts par mètre-kelvin, W/m.K.
Plus la valeur est basse, moins le matériau conduit la chaleur, donc mieux il isole. C'est une propriété intrinsèque : elle ne dépend ni de l'épaisseur posée ni de la surface, seulement de la nature du matériau.
Un isolant courant sous chape se situe autour de quelques centièmes de W/m.K. Un mortier de chape, lui, se compte en unités entières : l'écart entre un isolant et une chape n'est pas de quelques pour cent, il est d'un ordre de grandeur.
C'est ce qui explique qu'une chape, même épaisse, n'isole pas. Elle stocke la chaleur et la restitue, ce qui est utile sur un plancher chauffant, mais elle ne l'empêche pas de partir vers le bas. Seul un isolant intercalé le fait.
Le lambda caractérise le matériau, la résistance thermique caractérise l'ouvrage posé. La seconde se calcule en divisant l'épaisseur par le lambda, et c'est elle qui décrit la performance réelle du sol.
Comparer deux isolants sur leur seul lambda est donc incomplet. Un matériau au lambda excellent posé en faible épaisseur peut donner une résistance inférieure à un matériau plus moyen posé plus épais. En rénovation, où l'épaisseur disponible est contrainte, le lambda reprend toutefois son importance : à hauteur égale, c'est lui qui départage.
La valeur figurant sur une fiche technique est mesurée en laboratoire, dans des conditions sèches et stables. Sur chantier, plusieurs facteurs la dégradent.
L'humidité est le principal : un isolant humide conduit nettement mieux la chaleur, l'eau étant bien plus conductrice que l'air emprisonné dans le matériau. Le tassement et les défauts de pose, joints ouverts ou découpes approximatives, créent par ailleurs des passages où la chaleur contourne l'isolant. Voir nos solutions d'isolation thermique.
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C'est sa conductivité thermique, exprimée en W/m.K : la quantité de chaleur qui traverse le matériau. Plus la valeur est basse, mieux il isole. Il s'agit d'une propriété du matériau seul, indépendante de l'épaisseur posée, ce qui permet de comparer deux produits entre eux mais pas de conclure sur la performance d'un ouvrage.
Le lambda décrit le matériau, la résistance thermique R décrit la couche réellement posée. R s'obtient en divisant l'épaisseur par le lambda. C'est R qu'il faut regarder pour juger d'une performance, et c'est généralement R qui figure dans les exigences réglementaires et dans les conditions d'octroi des primes.
Pas automatiquement. À épaisseur libre, un isolant au lambda moyen posé plus épais peut atteindre la même résistance pour moins cher. Le lambda devient décisif quand la hauteur manque, situation fréquente en rénovation : il permet alors d'atteindre la performance visée dans les centimètres disponibles.
La valeur annoncée est mesurée en laboratoire, au sec. En place, l'humidité dégrade la performance de façon significative, l'eau conduisant bien mieux la chaleur que l'air contenu dans l'isolant. C'est une des raisons pour lesquelles la gestion de l'humidité sous une chape compte autant que le choix de l'isolant.