Un treillis de chape est un grillage métallique à mailles soudées, déroulé sur le support puis noyé dans l'épaisseur de la chape pendant le coulage. On parle aussi d'armature de chape.
Il ne rend pas la chape porteuse et ne change pas sa nature. Il modifie la façon dont elle encaisse les contraintes.
Il ne supprime pas les fissures, c'est le malentendu le plus fréquent à son sujet. Une chape armée fissure comme une chape non armée, puisque le retrait du ciment est inévitable.
Ce que le treillis change, c'est l'ouverture et la propagation de ces fissures. Il maintient ensemble les deux lèvres d'une fissure et empêche qu'elle ne s'élargisse ou que les morceaux ne se désolidarisent. Une chape armée fissurée reste utilisable, une chape non armée fissurée peut devenir un ensemble de dalles indépendantes.
C'est le point technique déterminant, et le plus souvent raté. Un treillis posé à même le support, puis simplement recouvert de mortier, ne sert à rien : il se trouve dans la zone qui travaille le moins.
Il doit être situé dans la partie de la chape sollicitée en traction, c'est-à-dire relevé dans l'épaisseur et non posé au fond. Sur chantier, cela suppose soit de couler en deux passes, soit de relever le treillis au crochet pendant le coulage.
Les fibres, synthétiques ou métalliques, sont mélangées au mortier et se répartissent dans toute la masse. Elles agissent dès le jeune âge, au moment où le retrait plastique crée les microfissures, et elles ne posent aucun problème de positionnement.
Le treillis reprend mieux les efforts sur de grandes portées et les charges concentrées. Les fibres sont plus fiables à la mise en oeuvre. Le choix dépend des charges prévues et de la configuration du chantier. Voir nos services de pose de chape.
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Non, et c'est une attente mal placée. Le retrait du ciment provoque des fissures que l'armature n'annule pas. Le treillis limite leur ouverture et empêche la chape de se séparer en morceaux indépendants. Pour réduire le nombre de fissures, ce sont les joints de fractionnement et la maîtrise de l'eau de gâchage qui agissent.
Dans la zone de la chape sollicitée en traction, donc relevé dans l'épaisseur et jamais simplement posé au fond sur le support. Un treillis resté en fond de coulage n'apporte quasiment rien. C'est la raison pour laquelle on coule parfois en deux passes, ou qu'on relève le treillis au crochet pendant la mise en oeuvre.
C'est souvent recommandé, parce que les cycles de chauffe font travailler la chape en permanence par dilatation et contraction. Une armature, treillis ou fibres, limite l'ouverture des fissures que ces mouvements provoquent. Le positionnement devient délicat puisque les tubes occupent déjà une partie de l'épaisseur.
Non, les deux sont complémentaires et ne traitent pas le même phénomène. Le joint choisit l'endroit où la chape va se fendre, l'armature limite ce qui se passe ailleurs. Supprimer les joints parce que la chape est armée revient à laisser la fissuration se produire de façon aléatoire, y compris en travers d'un passage.