Le ragréage est une couche mince de mortier appliquée sur un support existant pour en corriger les défauts de surface. Il rattrape des creux, des bosses, des traces de colle ou une rugosité incompatible avec le revêtement prévu.
Sa fonction est de préparer, pas de constituer. Le ragréage épouse le support, il ne le remplace pas et n'en corrige jamais les défauts structurels.
Sur la fonction, pas sur l'épaisseur, même si les deux se recoupent. Une chape constitue une couche porteuse, elle peut intégrer un isolant, enrober un plancher chauffant, être désolidarisée du support. Un ragréage ne fait rien de tout cela.
Concrètement, en dessous de 3 cm en adhérent, seuil fixé par la NIT 189 de Buildwise pour une chape à base de ciment, on se trouve dans le domaine du ragréage. La question à se poser est simple : le sol doit-il gagner une fonction, ou seulement une surface ?
De un à quelques millimètres pour les produits autolissants courants, jusqu'à environ un centimètre pour les formulations fibrées ou chargées. Chaque produit a sa plage, indiquée sur sa fiche technique, et la dépasser expose au faïençage et au décollement.
Vouloir rattraper 3 cm de dénivelé au ragréage est une fausse économie classique. Le produit coûte cher au mètre carré sur ces épaisseurs et il n'est pas conçu pour travailler ainsi.
Quand le support est sain, au bon niveau, et qu'il ne manque que la planéité. C'est le cas typique d'une rénovation où l'on dépose un ancien revêtement pour en poser un nouveau, plus exigeant en régularité.
Il ne suffit pas dès qu'il faut gagner de la hauteur, isoler, désolidariser ou intégrer un chauffage. Dans ces cas, seule une chape répond. Voir nos services de pose de chape.
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Non, pas au-delà de quelques millimètres. Corriger une pente suppose une épaisseur variable qui dépasse le domaine d'emploi du produit, avec un point épais où il fissure et un point mince où il ne tient pas. Une pente se reprend à la chape, dont l'épaisseur peut varier sans perdre sa résistance.
Il faut surtout éliminer tout ce qui ne tient pas : laitance, poussière, colle résiduelle, plaques friables. Le ponçage est un des moyens d'y parvenir, le grenaillage en est un autre sur support fermé. Un ragréage appliqué sur une couche non cohésive se décolle avec elle, quelle que soit la qualité du produit.
Oui, si le ragréage est sec, plan et compatible avec le mode de pose retenu. Une pose collée exige une surface parfaitement cohésive, car c'est le ragréage qui reprend l'effort d'arrachement. Une pose flottante est plus tolérante, mais la planéité reste critique pour éviter les points durs et les grincements.
Nettement moins qu'une chape, la quantité d'eau à évacuer étant sans commune mesure. Les délais vont de quelques heures à un ou deux jours selon le produit, l'épaisseur et la ventilation. Le délai exact figure sur la fiche technique et ne se déduit jamais de l'expérience acquise sur les chapes.