Recouvrir plutôt que démolir fait gagner du temps, de l'argent et évite une évacuation de gravats. Encore faut-il que l'ancienne chape le permette, et la décision se joue sur deux critères seulement : son état et la hauteur restante.
Avant toute chose, il faut s'assurer que le support est solidaire de la dalle et qu'il ne s'effrite pas. Trois vérifications suffisent :
C'est souvent elle qui tranche. Une nouvelle chape désolidarisée demande au minimum 4 cm, davantage si un isolant vient s'intercaler. Il faut ajouter l'épaisseur du revêtement final, puis vérifier les conséquences : passage sous les portes, hauteur de la première marche d'escalier, seuils, raccords avec les pièces voisines.
Quand il ne reste que quelques millimètres, la chape n'est plus la bonne solution. Un égaline ou un ragréage de quelques millimètres suffit à rattraper une planéité ; la différence entre les deux techniques est expliquée dans notre article ragréage ou chape.
Si le recouvrement est validé, l'ancienne surface doit être débarrassée de toute colle, peinture, laitance ou résidu de revêtement, puis soigneusement dépoussiérée. Un simple coup de balai ne suffit pas : c'est l'aspiration qui conditionne l'accroche. Si des points bas subsistent, un rabotage ou une réparation localisée se fait avant, pas après.