Le rendement d'un chantier de chape varie du simple au décuple selon la technique employée. C'est souvent le chiffre qui détermine le planning global d'une rénovation, puisque tous les corps de métier suivants en dépendent.
Les chiffres ci-dessus supposent un chantier accessible et dégagé. Dans la pratique, quatre facteurs les font s'effondrer : la distance de pompage, la hauteur d'étage, le découpage en petites pièces et l'épaisseur à couler.
Un appartement de 80 m² au troisième étage découpé en six pièces prendra plus de temps qu'un plateau de 200 m² de plain-pied. Chaque seuil de porte impose un arrêt, chaque pièce son propre réglage de niveau. Un chantier bien préparé, vidé et balisé avant l'arrivée du chapiste gagne facilement une demi-journée.
Quel que soit le rendement, une surface délimitée par des joints doit être coulée en une seule fois, sans interruption. Une reprise au milieu d'une pièce crée une ligne de faiblesse qui fissurera tôt ou tard. Mieux vaut donc découper le chantier en zones cohérentes et accepter un jour de plus que de s'arrêter au mauvais endroit.
C'est aussi pour cette raison qu'il faut anticiper l'organisation du logement pendant la coulée : notre fiche faut-il quitter son logement pendant la pose d'une chape détaille les conséquences concrètes.