La réponse dépend entièrement de l'origine de l'humidité. Une dalle encore humide de sa propre construction et une dalle traversée par des remontées capillaires sont deux situations sans rapport, et les confondre coûte cher.
L'humidité résiduelle de construction est celle d'une dalle béton récente qui n'a pas fini de sécher. Elle diminue avec le temps et ne remet pas en cause le principe d'une chape, à condition de respecter les délais et de couper le contact par une membrane.
Les remontées capillaires sont tout autre chose : l'eau du sol monte en permanence par capillarité à travers la dalle, faute de membrane d'étanchéité en sous-face. Elle ne disparaîtra jamais d'elle-même. Couler une chape par-dessus revient à enfermer le problème : six mois plus tard, le carrelage se décolle, le parquet gondole et la plinthe noircit.
Scotchez hermétiquement un carré de film polyane d'environ 50 cm de côté sur le support, et laissez-le en place 24 à 48 heures. Si de la condensation apparaît sous le film ou si le béton fonce à cet endroit, le support relâche de l'humidité. Ce test ne remplace pas une mesure, mais il suffit à déclencher le bon réflexe : chercher la cause avant de couvrir.
Le choix de l'isolant dépend ensuite directement du support : notre guide quelle isolation de sol selon le support détaille les cas de figure.