Une chape n'est pas un consommable. Protégée par son revêtement, jamais exposée aux intempéries ni aux UV, elle traverse sans dommage la durée de vie du bâtiment. Les chapes des maisons belges d'après-guerre sont encore en place et toujours fonctionnelles.
Quand une chape lâche prématurément, la cause est presque toujours extérieure au mortier lui-même :
Autrement dit, la longévité d'une chape se décide le jour de sa pose bien plus qu'avec le temps.
Deux régimes coexistent pour les travaux de construction et de rénovation.
La responsabilité décennale, prévue par les articles 1792 et 2270 de l'ancien Code civil, couvre pendant dix ans les vices graves qui affectent la solidité ou la stabilité de l'ouvrage, ou qui le rendent impropre à sa destination. Le délai court à partir de l'agréation des travaux, c'est-à-dire de leur réception.
Les vices cachés légers, ceux qui ne compromettent pas la solidité, relèvent d'un autre régime : ils doivent être signalés dans un délai raisonnable après leur découverte, et l'action doit être introduite rapidement. Attendre affaiblit la position du maître d'ouvrage.
Ces éléments sont donnés à titre d'information générale et ne constituent pas un avis juridique.
La réception écrite est le document clé : c'est elle qui fait courir les délais. Photographier la chape avant la pose du revêtement, joints et épaisseurs visibles, constitue une preuve précieuse si un désaccord survient plus tard. Enfin, un contrôle de planéité et une mesure d'humidité consignés par écrit évitent la plupart des litiges ultérieurs.
Pour comprendre ce qui distingue les différents types de chape et leur durée de service, voyez notre fiche chape traditionnelle ou parlez-nous de votre projet.